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A propos de la Déviation et des Compensations

 

 

ENE a lu et entendu l'affirmation suivante : "La déviation sud ouest d'Evreux est maintenant complètement inéluctable". Sous entendu, le chantier est trop avancé... On ne pourrait rectifier le projet.

 Dire que ce projet est inéluctable,  c’est mal le connaître. Ce qui est déjà réalisé peut être réinvesti dans un projet mieux adapté, moins onéreux, et de plus, respectueux de l'environnement, donc mis en conformité avec la loi sur l'eau.

 

Par contre, si cet arrêté préfectoral n’est pas suspendu, 70 000 habitants risquent de bien mauvaises surprises, lorsqu’il s’agira de traverser la vallée de l’Iton et les zones de protection des captages. Cette partie du chantier est très susceptible de rencontrer des aléas aux conséquences sans commune mesure avec tous ceux qui ont déjà été rencontrés! 

C'est carrément l'approvisionnement en eau potable d'environ 70 000 usagers qui est mis en danger. L' Agence Régionale de Santé (ARS) l'a signalé dès 2012, lors de l'enquête publique, soulignant le projet «lacunaire»  sur ce point notamment. L'hydrogéologue chargé de l'expertise n'a également cessé d'attirer l'attention sur les risques graves de cette phase du chantier.
Récemment , les habitants de Saint Sébastien de Morsent ont connu 2 à 3 jours de privation d'eau potable au robinet. La presse a témoigné des désordres divers générés par cette situation accidentelle, mais rapidement réparable. Dans le cas du chantier de la déviation, il s'agirait de 70 000 personnes privés d'eau potable au robinet, pour une durée indéterminée, et qui ne se compterait pas en jours, mais en années...

Enfin, à ceux qui voudraient réduire le rôle  des associations  de protection de la nature et de l'environnement (APNE) à "obtenir toutes les compensations promises", nous rappelons l'existence de la Doctrine ministérielle "Eviter, réduire et compenser" en date du 10 juillet 2012. 

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Eviter-reduire-et-compenser-les,28438.html

Celle ci s'adresse à toutes les collectivités locales, et les APNE sont aussi là pour inciter et participer à privilégier les décisions et actions propices à éviter les nuisances, et, à défaut, les réduire drastiquement.
 C'est ce que nous n'avons cessé de demander. Mais il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, disent les sages...
La compensation signe l'échec ou la négligence, volontaire ou non, des deux premières étapes.
De plus, comme il a été regretté le 14 janvier dernier, la compensation connait ses propres déboires...37 000 arbrisseaux ont été plantés en 2015, plus de 12 000 sont déjà morts , n'ayant pas  résisté à la sécheresse estivale.
On est bien loin d’avoir la forêt mature qui a été allègrement sacrifiée! Déjà 35% d'arbres à replanter...et encore 50% qui ne sont toujours pas plantés, faute d'avoir trouvé le terrain disponible et approprié. Quel gâchis!... 
 

 

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