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Long Buisson 3, pourquoi l'État reste-t-il silencieux ?

Le collectif Vigilance Citoyenne des Portes de Normandie demande pourquoi l'État reste silencieux ?

Nous avons, à chaque fois que nous en avons eu l’occasion, et dans les formes légales, formulé un plaidoyer sur les conséquences d’artificialisation de 60 ha de terres agricoles en créant une nouvelle zone d’activités du Long Buisson 3. 

 

Préalablement à l’aménagement de la dite zone, des autorités ont eu l’occasion d'émettre des avis réservés sur le projet. La commission départementale de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers a émis un avis défavorable dans le cadre de l’étude préalable relative à la compensation collective agricole. Mr le  Préfet de l’EURE a repris cet avis négatif le 19  octobre 2020 en soulignant le faible niveau des engagements de l’agglomération pour éviter, réduire et compenser la consommation des espaces agricoles. 

 

Le Préfet a été saisi par le collectif par courrier  du 20 Janvier 2021, dans le cadre de l’autorisation environnementale qu’il lui revient d'instruire , pour l’informer de la disponibilité d’ilots fonciers, libres immédiatement à la commercialisation, dans des zones d’activités d’Evreux et sa périphérie,, De plus ce foncier dispose de tous les équipements de viabilisation. En conséquence, l’artificialisation des sols de 60 ha ne s’impose pas , d’autant que les données  socio économiques reposent uniquement sur des extrapolations subjectives et notamment celles des emplois futurs.

 

Là encore, en agissant sur la reconversion de friches existantes et le potentiel des terrains disponibles, l’agglomération pouvait “éviter, réduire, compenser” pour agir rationnellement sur l’aménagement du territoire, et ainsi respecter  les orientations législatives pour atteindre le seuil de zéro artificialisation nette, dans l’aménagement du territoire. Le foncier est une ressource limitée, ce qui signifie que sa perte et sa dégradation ne sont pas récupérables au cours d’une vie humaine.

 

Dans le même temps, un plaidoyer sur la menace de disparition d’espèces  et de la biodiversité présente sur le site lui a été transmis.

 

Malheureusement ,  aujourd’hui, notre alerte semble perdue au sein des services préfectoraux ; aucune réponse ne nous a encore été transmise !

 

Par ce communiqué de presse, nous interpellons Mr le Préfet , sur le silence de ses services qui, à l’échelon local, évaluent et apprécient la conformité des actes pris par les collectivités au regard des dispositions législatives.

 

Pourquoi, alors qu'il devrait réguler et participer à la maîtrise de l’artificialisation des sols, l'Etat semble totalement sourd à nos courriers ?

 

 

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